Compagnie

JKL

 

A Propos de

Joakim Lorca 

Joakim Lorca est diplômé du Conservatoire National Supérieur de danse de Paris. Depuis 17 ans, en tant qu’interprète, il travaille aux côtés de chorégraphes contemporains comme Dominique Boivin, Nasser Martin-Gousset, Angelin Preljocaj ou Christian Ubl. Des artistes qui l’ont fait grandir et l’ont nourri, jusqu’à l’envie de chorégraphier ses propres pièces.

 

Auto-portrait

« J’ai toujours fait attention à choisir des rôles divers, piochés dans plusieurs styles chorégraphiques, afin de construire un parcours le plus éclectique et le plus complet possible».

Ma mère, professeur de danse, m’a enseigné mes premiers mouvements, issus de nombreuses inspirations : le moderne tout d’abord (d’où la méthode Irène Popard, qu’elle enseigne, est tiré) avec des sources comme Isadora Duncan, Jacques Dalcroze ou Martha Graham. Puis la danse jazz, enrichie des apports rythmiques et stylistiques de chorégraphes comme Bob Fosse, Gérome Robbins ou Alvin Ailey.

Mon désir de créer naît à ce moment-là. Je l’observe trouver des idées, dessiner les chorégraphies sur d’énormes classeurs et partir chaque soir travailler ses tableaux. Et chaque année, dans ma tête, je ré-imagine, j’améliore, je peaufine mentalement ses chorégraphies...

A 15 ans, je décide de devenir danseur.
J’entame une formation au Centre international de danse à Paris, où en plus du jazz et du moderne, je suis mes premiers cours de classique et de contemporain. Pour payer les cours matinaux de cette école privée, chaque après-midi, pendant trois ans, je fais le ménage dans les couloirs et les studios...

A 18 ans, j’entre au Conservatoire National Supérieur de Danse de Paris en option « danse contemporaine ». Pendant trois ans, je continue le classique, j’appréhende la méthode Feldenkreiz auprès de Peter Goss, et me plonge dans le répertoire : la nouvelle danse française d’Alwin Nikolais , la danse de Merce Cuningham, de Curt Joos, ou d’Angelin Preljocaj. J’aborde également la composition chorégraphique avec Christine Gérard, ainsi que la danse contact et la danse baroque. Et chaque soir, pour financer ces études, je danse dans un cabaret parisien...

 

J’ai 21 ans, je décide de faire l’expérience des comédies musicales à succès : « Autant en emporte le vent », « Les 10 Commandements », « Le roi Soleil » pour ne citer que les plus célèbres.
J’y côtoie des danseurs hip-hop et j’aborde à leurs côtés l’improvisation et les acrobaties. Je gagne en polyvalence : je m’initie au chant, à la guitare, au jonglage, au fil des représentations dans des Zénith complets et des Palais des Sports pleins à craquer. Je participe également à des « évènementiels », pour des marques de voitures à Paris, des montres en Egypte, des inaugurations de parcs d’attractions à Dubai. Je danse dans des films signés Etienne Chatiliez ou Maiwenn...

 

Chargé de ces multiples expériences, je choisis de revenir définitivement à la danse contempo- raine. Je rejoins d’abord David Drouard, puis Dominique Boivin pour leurs créations. Puis j’ai la chance de travailler avec Nasser Martin-Gousset, Karine Saporta, Isabelle Catalan, Faizal Zeghou- di, et Angelin Preljocaj sur plusieurs pièces. Et enfin Thomas Guerry et Christian Ubl avec lesquels je tourne encore...

Chacun d’entre eux m’a nourri, m’a fait grandir, et me pousse aujourd’hui à poursuivre ma carrière en tant que chorégraphe.

 

En cours de Production

Orgueil(s) 

Orgueil(s) est le deuxième volet de mon cycle sur les sept péchés capitaux.
Il s’agit d’un solo sur lequel j’ai fait le choix d’être à la fois danseur-interprète et chorégraphe.

C’est une exposition de moi. J’assume un fantasme : celui de devenir l’unique Dieu sur le plateau, le seul tout-puissant créateur.
A travers cette pièce, je pose la question de l’évolution de l’Homme, de son orgueil, à travers le temps.

A l’heure où le transhumanisme annonce une humanité augmentée, je vais chercher à développer une danse mixée d’éléments naturels et d’artifices via l’intégration de nouvelles technologies (gyroroue, leds, masque de réalité augmentée).

Je deviens sculpteur de moi-même, explorateur de ma propre matière gestuelle afin de m’émanciper de mes expériences antérieures.
C’est un dialogue de moi à moi, un hommage à ma personnalité, un auto-portrait mais aussi la peinture d’une métamorphose, celle de danseur à chorégraphe.

L’homme de terre glaise que je sculpte sur mon propre corps devient un monstre d’orgueil qui échappe à mon contrôle. Muet, sans âme, anormal, inquiétant, il me permet d’incarner l’autre, mon double. Il représente ma part obscure et pulsionnelle.

Danseur en quête d’un corps qui ne vieillirait pas, j’aborde ce travail de chorégraphe afin que mon identité se représente au-delà de mes possibilités motrices qui s’amenuisent avec l’âge.

 
Gourmandise(s)
 
CONTACT

Joakim Lorca 

joakimlorca@yahoo.fr 

Compagnie JKL 

15 rue de la Biche 

28100 Dreux